Texte libre

« L’ambition de notre société n’est pas le développement économique ou l’accumulation de biens, mais le développement de l’ensemble de la société. Un développement collectif et durable, qui s’accompagne d’une amélioration des conditions de vie et de la mise à disposition pour tous des ressources matérielles et immatérielles nécessaires pour permettre à chacun de vivre pleinement son humanité et sa citoyenneté active. La répartition des biens, des revenus, l’accroissement du niveau d’éducation et de santé de l’ensemble de la population, la capacité à maîtriser la violence, l’accès et la qualité des services publics, la vitalité de la vie sociale et démocratique, le degré d’égalité entre hommes et femmes, le respect de l’environnement, la maîtrise par les individus de leur temps, la qualité de vie, l’accès à la Culture, la sécurité économique... sont autant d’indicateurs qui permettent de mesurer la véritable richesse d’un pays ». (Dominique Méda)

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Mardi 15 Mai 2007

Bonjour Noël,

Je suis un jeune adhérent Vert et voilà déjà plusieurs années que je milite pour les idées auxquelles je crois, et ce au plus profond de moi; pour ces révoltes et ces espoirs qui fondent notre engagement à tous. J'admire ton courage politique, ton engagement au service de la tolérance, du progrès et de l'humanisme. Je viens de lire tes récents textes qui parlent de l'avenir des Verts et de la gauche après le tsunami bleu qui nous a submergés. Alors je voulais juste te remercier. Comme toi je suis convaincu que "ceux qui veulent construire une alternative citoyenne, alter-mondialiste et écologiste doivent se regrouper pour changer la gauche", que "ceux qui veulent résister, refonder, reconstruire, sans œillères mais au sein de la gauche, doivent prendre leur destin en main"!


On ne refondera pas la gauche en la droitisant et en renonçant à changer le monde, parce que nous avons la fâcheuse tendance à ne pas nous laisser changer par le monde. Une gauche moderne, c'est à dire qui a pris la mesure des enjeux du monde contemporain et qui leur apporte des réponses ne peut pas ne pas être écologiste, ne peut pas ne pas être altermondialiste: il lui faudra réfélchir à un autre mode de développement, plus sobre et plus convivial, moins violent et plus solidaire... Je doute que nous puissions mener cette révolution de civilisation avec le PS, encore moins avec une extrême gauche stérile et hostile à tout réformisme, c'est pourquoi j'espère que ton appel à une nouvelle force de gauche alternative sera entendu et emmené par une réelle dynamique citoyenne. Ce n'est pas rien, c'est l'espoir à gauche qui est à reconstruire, c'est une grande alternative crédible qui est à dessiner, c'est aussi la survie de l'écologie politique qui passe (comme la survie des espèces selon ce cher Darwin) par des mutations: aujourd'hui ta proposition ouvre je pense le troisième temps de l'écologie politique, une écologie ouverte qui ne se replie pas sur elle-même et surtout une écologie qui sait convaincre de la globalité de son projet de société!


Comme toi aussi je crains que les Verts n'aient pas le courage d'aller jusqu'au bout de cette réflexion et de cette démarche, accrochés à la maison et à la bannière vertes même si celle-ci ne tient plus que par un fil et que celle-là se fissure déjà...


Sache en tout cas que nous sommes nombreux derrière toi, que nous ne laisserons pas passer cette opportunité d'une alternative humaniste à gauche et que nous comptons bien y prendre toute notre part! Je compte sur toi, sur les Verts, sur les citoyens qui aspirent à cet idéal, je compte sur nous!

Cyril

Mardi 15 Mai 2007

La Présidentielle est passée, bon débarras! Maintenant il faut nous atteler à un nouveau combat, celui des législatives! Il est essentiel pour constituer un contre-pouvoir réel face au tsunami bleu qui nous menace. Le moment est venu, pour tous ceux qui se sont résignés au vote utile le 22 avril, de voter le 10 juin avec leur coeur, avec passion.

J'appelle tous les citoyens:

qui n'ont pas renoncé à changer le monde pour le sauver

qui veulent remettre l'humain au centre des politiques publiques

qui soutiennent les progressistes dans leurs combats contre toutes les discriminations, pour les homosexuels, les sans papiers, les immigrés, les exclus

qui désirent vivre dans un environnement préservé et sain

qui militent pour une société apaisée et moins violente où l'on vit mieux et tous ensemble

qui se sentent citoyens du monde et qui souhaitent une Europe écologique, sociale et solidaire

Je les appelle à voter Verts, ces Verts qui certes n'ont pas accepté un accord avec le PS mais qui peuvent remporter, selon certains sondages, jusqu' à 6 sièges si vous le leur permettez. Bien sûr c'est encore trop peu, il ne tient qu'à nous que cette touche verte fasse tache d'huile!

Lundi 02 Avril 2007

Nous vivons dans un monde où s’accumulent les tensions et les conflits entre les Etats, déstabilisant des régions entières et nous démontrant à nouveau que le « combat » pacifiste reste à gagner. Sur cette même planète, 20% de la population consomment de manière irraisonnée 80% des ressources, ayant pour conséquence dérèglement climatique, destruction de la couche d’ozone, mise en danger de la biodiversité, creusement du fossé entre « les Nord » et « les Sud »…

 

 

En effet, de nombreux problèmes écologiques sont liés sinon aux conflits internationaux du moins à la favorisation de conditions propices à la guerre. Tout d’abord, et nous le savons tous, la production d’armement et l’état de surarmement de la planète demeurent une source importante de pollutions. On peut par exemple penser à la production nucléaire, qui même destinée à un usage civil présente des dangers ; dangers pour l’environnement et l’Homme mais aussi dangers d’une récupération à des fins militaires voire terroristes (telles que la fabrication de véritables « petites bombes atomiques » ou bien encore l’attaque de centrales nucléaires)…

Si l’énergie d’origine nucléaire n’est pas viable (ni pour un écologiste, ni pour un pacifiste), les énergies fossiles ne le sont pas plus : l’épuisement des réserves de « l’or noir » (sur lequel est fondée la société du « tout voiture ») condamne son avenir, cette ressource devient objet de toutes les convoitises, rythme les tensions diplomatiques, déclenche des guerres…

Enfin se pose le problème de l’épuisement des réserves d’eau potable : en Afrique, en Asie du sud, au Moyen-Orient le stress hydrique, problème majeur voué à s’aggraver, attise tensions et rivalités ; il est à craindre que les maîtres de l’eau ne deviennent des seigneurs de guerre : comme l’a annoncé Ismail Serageldin (vice-président pour les questions environnementales de la Banque mondiale) « les guerres du XXI° siècle auront l’eau pour cause »…

 

 

Le développement durable, qui propose le partage et l’utilisation raisonnée des ressources naturelles, l’essor des énergies renouvelables et prône des relations équitables entre Nord et Sud, se révèle donc être une des solutions aux problèmes des tensions et des conflits internationaux qui secouent notre monde, cette planète Terre où plus que jamais, « écologie » doit rimer avec « pacifisme »…
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