Texte libre

« L’ambition de notre société n’est pas le développement économique ou l’accumulation de biens, mais le développement de l’ensemble de la société. Un développement collectif et durable, qui s’accompagne d’une amélioration des conditions de vie et de la mise à disposition pour tous des ressources matérielles et immatérielles nécessaires pour permettre à chacun de vivre pleinement son humanité et sa citoyenneté active. La répartition des biens, des revenus, l’accroissement du niveau d’éducation et de santé de l’ensemble de la population, la capacité à maîtriser la violence, l’accès et la qualité des services publics, la vitalité de la vie sociale et démocratique, le degré d’égalité entre hommes et femmes, le respect de l’environnement, la maîtrise par les individus de leur temps, la qualité de vie, l’accès à la Culture, la sécurité économique... sont autant d’indicateurs qui permettent de mesurer la véritable richesse d’un pays ». (Dominique Méda)

Dimanche 01 Avril 2007

Montaigne, un des plus grands humanistes du XVI° siècle, écrivait : « Tout homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition ». L’humanisme, c’est donc la reconnaissance de notre identité dans l’humanité et la réalisation de cette humanité !

 

Ce sursaut d’humanisme, de nombreux citoyens l’attendent ! Nous ne pouvons plus supporter l’économisme triomphant qui impose sa réalité et ses schémas à tous. Nous ne pouvons plus accepter que l’économique régisse et prime sur le politique : nous réaffirmons avec force que seule la volonté politique, guidée par des idéaux qui la dépassent mais qui guident son action, est capable de changer la vie.

Car c’est bien à la politique que l’on renonce si l’on se résigne à la seule gestion, forcément à court terme, du destin d’un pays, c’est bien à l’humain que l’on renonce si l’on embrasse cette religion de la croissance, du toujours plus, cette religion du chiffre et de la statistique.

On le voit pendant cette campagne : les candidats sont interrogés sur des questions techniques, spécifiques et ne peuvent exposer leur Projet, c’est-à-dire leur vision de la France, du monde et de l’avenir, les valeurs et les principes qui motivent leur action, qui leur donnent cette foi sans laquelle aucune politique volontariste et durable ne peut se faire !

 

 

Or c’est de l’humain que nous avons besoin :

 

 

  • Remettre l’humain au centre c’est s’interdire de raisonner sur des critères exclusivement économiques, c’est choisir un développement et un monde durables à la confluence de l’économique, du social et de l’environnement.On ne peut plus accepter une société où chacun est réduit à être le meilleur producteur et le plus gros consommateur possible !!!
  • Remettre l’humain au centre c’est donc reconnaître et permettre l’épanouissement des différents aspects de la vie de chaque individu : vie familiale, affective, culturelle, professionnelle, associative, politique…
  • Remettre l’humain au centre c’est se sentir citoyen du monde, membre de la communauté humaine avant tout.
  • Remettre l’humain au centre c’est donc avant tout remettre le Respect au centre : respect de l’environnement, respect de toute forme de vie et des choix de vie de tous !

Il faut réinventer un idéal commun, nous avons à l’aube de ce siècle de grands combats à mener, de grands projets à imaginer. Seul un humanisme retrouvé nous permettra de rassembler les forces, de garder l’espoir et de relever les défis qui sont face à nous !

Un nouvel humanisme, remettre l’humain au centre

 

 

 

  • Refuser la dictature de l’économisme :

1)      Remettre en cause le mythe de la croissance : ne pas se contenter du PIB mais créer et utiliser des indices du bonheur, du bien-être (IDH, critères sociaux, environnementaux…)

2)      Penser autrement le développement : il ne se résume pas à la simple accumulation de richesses et au productivisme. Allons vers un développement soutenable fondé sur une économie plurielle qui reconnaît l’économie sociale et solidaire, sur la justice sociale et la protection de l’environnement

3)      Favoriser et reconnaître les différents temps de vie et les différentes activités (le travail productif n’en est qu’une parmi d’autres) de la vie quotidienne qui contribuent à l’épanouissement de l’individu..

 

 

  • Faire confiance à l’homme, « réensenser »le monde :

1)      Réhabiliter le caractère « sacré » de la vie menacée par la marchandisation, affirmer la nécessité de l’éthique et redonner sa place à la réflexion philosophique.

2)      Ne pas tomber dans l’écueil de l’anthropocentrisme et respecter toutes les formes de vie.

3)      Trouver le sens de la vie c’est lui donner de la valeur. « L’homme n’est jamais que ce qu’il se fait » dit Sartre. Le sens est en nous, dans ce que nous faisons, dans nos engagements et nos idéaux. Le sens est de l’humanité. Une conscience mondiale, universelle doit émerger : je suis, nous sommes avant tout des citoyens du monde !

 

 

  • Un humanisme de combat :

1)      Valoriser et encourager l’engagement (associations, bénévoles, syndicats, mouvements de citoyens…).

2)      Le combat non-violent a prouvé son efficacité comme l’ont montré Martin Luther King, Rosa Parks ou bien encore Gandhi pour qui « il n’y a pas de chemin vers la paix, la paix est le chemin ». Enseigner la non-violence dès la maternelle sans angélisme mais en étant conscient que la violence engendre la violence.

3)      Faire émerger une gouvernance mondiale dans laquelle la société civile, les ONG ont toute leur part. Pour une autre mondialisation : faire aboutir le combat des altermondialistes (solidarité Nord/Sud par l’annulation de la dette, le commerce équitable ; développement durable ; paix ; multipolarité pour une « démocratie mondiale »).

 

 

L’utopie est la seule réponse réaliste et crédible aux défis du XXI° siècle.

Commentaire

bon ton blog est tres bien!en,fin un blog intelligent, qui exprime des idées des valeurs et des convictions...Comme certains je bois tes paroles!N'étant pas capable d'argumenter plus je ne peux que te proposer de te faire une publicité de malade!!


 

Commentaire n° 1 posté par: toujours marjo la limousine le 03/04/2007 - 17:55:50

J'aime beaucoup la dernière phrase, et ce que tu dis est tout à fait vrai : remettre l'Humain, avec un grand comme avec un petit H, est une nécessité. Au XXIème siècle plus encore qu'avant.


Aucun doute, tu es fait pour parler de politique : un discours cohérent (c'est d'une rareté, de nos jours... ! ;) ), convaincant, et clair. Aucune entourloupe. Et des idées. Contrairement au blabla des chefs de partis qui ne font que s'injurier à qui mieux mieux ! (vieille expression, certes :D)


La seule question que je me pose : est-ce que l'Humain est
capable de se rendre compte qu'il a besoin de l'Humain ? Est-ce que nous ne sommes pas enfermés dans une modernité qui nous fait courir toujours plus vite, toujours plus loin, ne nous permettant plus de nous retourner ? Je me demande si l'Humain, dans sa globalité, est encore capable de se souvenir de son humanité. Je suppose qu'il faut garder espoir, avec ceux qui se battent, et qui proposent un autre monde... :)


Continue, c'est important, ce genre de sites.
Bonnes vacances, bisous !

Commentaire n° 2 posté par: Léa le 05/04/2007 - 21:57:50

Merci beaucoup pour ce message Léa ça fait du bien de voir qu'on n'est pas seul à croire en ces idées.


C'est très joli quand tu écris que l'homme doit se souvenir de son humanité. Mais c'est justement pour ça que les verts remettent en cause la logique actuelle de la course frénétique à la croissance, au fric et au toujours plus, c'est pour cela qu'ils proposent un monde plus convivial, adapté aux temps de vie de chacun et qui retrouve le sens réel du mot "fraternité", de l'expression "vivre ensemble". Voilà pourquoi il faut oeuvrer et voter pour la "Révolution Ecologique"

Commentaire n° 3 posté par: Cyril le 05/04/2007 - 22:16:44
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