Texte libre

« L’ambition de notre société n’est pas le développement économique ou l’accumulation de biens, mais le développement de l’ensemble de la société. Un développement collectif et durable, qui s’accompagne d’une amélioration des conditions de vie et de la mise à disposition pour tous des ressources matérielles et immatérielles nécessaires pour permettre à chacun de vivre pleinement son humanité et sa citoyenneté active. La répartition des biens, des revenus, l’accroissement du niveau d’éducation et de santé de l’ensemble de la population, la capacité à maîtriser la violence, l’accès et la qualité des services publics, la vitalité de la vie sociale et démocratique, le degré d’égalité entre hommes et femmes, le respect de l’environnement, la maîtrise par les individus de leur temps, la qualité de vie, l’accès à la Culture, la sécurité économique... sont autant d’indicateurs qui permettent de mesurer la véritable richesse d’un pays ». (Dominique Méda)

Mardi 24 Avril 2007

Merci et bravo Dominique pour ton courage, ta détermination, ta constance, ton sérieux, ta ténacité...

Nous connaissons tous les raisons de ce score, un trop petit score qui n'est absolument pas à la taille des idées que portent Dominique Voynet et les Verts.


Parce qu'il y a encore 20 ans les Verts naissaient à peine, parce que de tout temps les écologistes ont dû se battre pour leurs idées, leurs projets, parce qu'il n'y a pas de fatalité en politique, les Verts relèvent déjà la tête. Face à Sarko pour faire gagner la gauche et éviter la catastrophe que constituerait une victoire de l'UMP pour notre pays et notre planète. Face aux élections à venir, les législatives, les municipales qui sont encore à gagner...

Les limites du vote utile apparaissent: la gauche est affaiblie et Ségolène Royal, que les Verts mais bien au-delà, que tous les Républicains progressistes et humanistes soutiennent, dispose de peu de "réserves". Nous ne pourrons pas gagner et gouverner sans mener une réelle campagne de gauche, nous ne pourrons pas gagner en courant vers la droite le drapeau à la main, nous ne pourrons pas gouverner en humiliant ou en excluant les diverses sensiblités de la gauche parlementaire... Il ne tient qu'à Ségolène Royal, au PS, au PRG, au MRC, aux Verts, au PC d'affirmer les valeurs de solidarité, d'égalité, de respect, de tolérance, de volonté politique, bref les valeurs humanistes qui font l'identité de la gauche non pas parce que la gauche aurait le monopole du coeur mais parce que la gauche n'a jamais fait sonner creux ces mots là et qu'elle leur donne sens dans son projet de société. C'est véritablement un front humaniste ouvert à tous ceux qui partagent ces idées, d'où qu'ils viennent, qui doit barrer la route de l'Elysée à Nicolas Sarkozy!


Peut être cette situation révèle-t-elle qu'est venu le troisième temps de l'écologie politique: le temps où les préoccupations écolo pénètrent l'opinion et où plus que jamais les Verts devront démontrer, expliquer la globalité et la singularité de leur projet, projet qui envisage un autre mode de développement et qui s'exprime dans tous les domaines de la vie de la cité. Ce troisème temps est aussi un temps de conquêtes et d'alliances nouvelles.


Il n'est plus l'heure pour les Verts de regarder vers l'extrême gauche qui de toute façon est crispée et refuse toute démarche constructive. Les Verts peuvent devenir, s'ils acceptent de mûrir un peu, un pivot de la gauche française, entre le PS et l'extrême gauche, une nouvelle voie (et voix) pour une nouvelle gauche, moderne, qui assume ses valeurs, ses idées, ses utopies, qui prend en compte les défis majeurs du siècle qui s'ouvre, bref une gauche humaniste qui a rompu avec le productivisme, une gauche volontaire et responsable, une gauche qui lutte et une gauche qui réforme...

Les enjeux sont immenses, les idées sont grandes et belles, et dépassent largement l'élection présidentielle de 2007.

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