<![CDATA[IDEO]]> http://ideo.i-clic.net Un forum virtuel, une place publique, un lieu d'échanges, mais aussi un chantier, un laboratoire où prendront racine, je l'espère, les idées d'une gauche alternative et humaniste! fr Mon, 21 Jul 2008 13:28:46 GMT Mon, 21 Jul 2008 13:28:46 GMT i-clic.net v0.2 <![CDATA[Secret Story, une mytho-critique (2)]]> http://ideo.i-clic.net/article-248848.html La mythologie du secret était déjà à l’œuvre il y a un an, lors du premier Secret Story. La majorité des secrets renvoyait alors le spectateur au thème de la métamorphose.

Le premier secret découvert fut celui d’Erwann, candidat qui souhaitait changer de sexe, et dont la transformation physique était en cours : il incarnait le phantasme de l’androgyne, voire de l’hermaphrodite.
Gabriel (ambiguïté du sexe de l’ange) était quant à lui l’instrument de la Voix (divine ?) dans le jeu. Précisons que Gabriel portait un signe religieux clairement identifiable, comme s’il jouait lui-même avec son nom et le rôle qu’on lui avait attribué dans la maison des secrets.
Il rejoint en cela le groupe des personnages Janus.

Les personnages Janus
Laly était flic mais strip-teaseuse la nuit.
Un autre candidat, présenté comme l’intello de la maison, était aussi escort boy.
Ces secrets étaient fondés sur une capacité de transformation, de métamorphose, de travestissement.

Le trouble des identités
Au trouble des identités sexuelles s’ajoutait le jeu des identités cachées : Maxime, fils d’Henri Leconte, Xavier, mari de Tatiana et Tatiana, épouse de Xavier.
La mise en scène des triplées au début de l’émission (elles devaient se relayer l’une après l’autre dans la maison comme si elles ne représentaient qu’une seule et même candidate) fut également significative. Comme nous l’avons déjà remarqué dans l’article précédent, la révélation est donc indissociable d’une reconnaissance (dans tous les sens du terme).
Comme dans les grands cycles mythologiques, les liens secrets étaient avant tout des liens de parenté proches…

Que penser des secrets d’Ophélie et de Marylin, respectivement playmate et naturiste ? Toutes les deux se mettent à nu, jouent avec l’être et le paraître, l’identité voilée et dévoilée…

Que penser de l’opposition violente qui s’est peu à peu dessinée entre Tatiana (la blonde) et Laly (la brune) ? Ne nous a-t-on pas rejoué la sempiternelle rivalité entre l’héroïne claire et l’héroïne sombre ?

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Mon, 21 Jul 2008 13:28:46 GMT http://ideo.i-clic.net/article-248848.html
Secret Story: une mytho-critique? http://ideo.i-clic.net/article-247697.html Les secrets que les candidats de Secret Story doivent s’efforcer de cacher, si certains sont insolites, s’avèrent finalement assez banals. En effet, la quasi-totalité d’entre eux ne font que renvoyer le spectateur à un noyau mythologique qui imprègne la pensée occidentale depuis des siècles. Chaque candidat incarne un type, un personnage (mythique) dont il joue (plus ou moins consciemment) le rôle.

Les personnages en contact avec un autre monde
Le prêtre anglican : le prêtre est par éminence en contact avec un au-delà, un monde invisible au commun des mortels. Il est celui qui peut entrer en communication avec des réalités surnaturelles.

Le médium : comme le prêtre, la fonction du médium est bien d’assurer un lien entre deux mondes. Dans la maison des secrets, le médium prend une nouvelle dimension : il devient incarnation du jeu lui-même (l’œil-logo de l’émission pourrait être son totem), peut-être même le double du spectateur qui connaît les secrets que protègent les autres candidats.

Le croque-mort : le mot « mort » n’apparaît pas pour rien dans la formulation de ce secret. Là encore, ce personnage est en contact avec l’au-delà, avec la réalité la plus terrifiante et la plus mystérieuse. La mort constitue également un thème mythique important dans la maison des secrets…

Les héros, les survivants
Le héros, demi-dieu, est précisément celui qui a affronté la mort, et qui l’a vaincue. Il fut donc lui aussi en contact avec l’autre monde. La figure du survivant est donc très proche de celle du héros.

Le survivant du tsunami : le candidat dont le secret est à lire dans le tatouage dorsal aurait survécu au tsunami de 2006. Héros au corps grec, il a traversé l’épreuve de l’eau, l’image même de la vague géante faisant référence à un imaginaire mythologique. Cette épreuve initiatique se laisse déchiffrer sur son corps, sous la forme de mystérieux signes. Le corps du héros devient le support même de sa vie, le parchemin sur lequel s’inscrit son exploit (les constellations ne représentent-elles pas le corps de héros grecs ?).

Le candidat qui vit avec une balle dans la tête aurait survécu à une fusillade dans un collège canadien. Le héros porte dans son corps les stigmates de la mort à laquelle il a échappé. Le survivant a passé l’épreuve du feu, celle de la folie meurtrière et monstrueuse, celle aussi du crime de masse. Comme dans l’épopée, le héros (être d’exception) ne se soustrait pas à une mort personnelle, il transfigure un destin collectif en dépassant les qualités des hommes ordinaires : c’est la signification même de la survie.

Les amours secrètes : de Platon à Don Juan
On ne compte plus les couple (vrais ou faux là n’est pas la question) qui hantent la maison des secrets. L’histoire d’un couple dans Secret Story peut se résumer en trois étapes :
1) une désunion apparente : les deux candidats (dont l’union est secrète) sont séparés par et dans le jeu

2) la révélation du secret ne se dissocie pas d’une scène de reconnaissance, au cours de laquelle les amoureux se retrouvent : ils se reconnaissent et le public les reconnaît

3) la réunion des amants séparés : on retrouve ici le schéma platonicien inversé ou prolongé (les deux amoureux sont unis sous forme de boule avant d’être séparés par la foudre de Zeus et d’errer à la recherche l’un de l’autre). On notera que dans le mythe platonicien, les couples originellement inséparables sont aussi bien hétéro qu’homosexuels…

Don Juan : la survivance du mythe est incarnée de manière évidente par le candidat aux 780 conquêtes, tableau de chasse impressionnant s’il en est… Il serait intéressant d’analyser l’évolution du mythe, recyclé par la télé réalité…

La scène reconnaissance
La scène de reconnaissance, où s’opère le passage de l’ombre à la lumière, est aussi une scène de dévoilement. Cet épisode fondateur de nombreux mythes constitue un rituel incontournable de Secret Story. Chaque secret révélé donne lieu à une véritable scène de reconnaissance.
En cela, la candidate qui cache son identité de princesse nous renvoie à l’histoire d’Anastasia, survivante (elle aussi) du massacre de la famille du tsar de Nicolas II. On rechercha alors la princesse déchue et l’on dut démasquer de nombreuses usurpatrices… Ce secret n’est donc pas sans évoquer d’autres contes ou fresques historiques…

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Tue, 08 Jul 2008 10:50:17 GMT http://ideo.i-clic.net/article-247697.html
L'offensive Utopia http://ideo.i-clic.net/article-247607.html Il y a un an, nous consacrions un article aux idées du mouvement Utopia (http://ideo.i-clic.net/article-161666.html), idées que nous considérions comme les bases d'une utopie crédible et responsable, comme le socle idéologique d'une gauche moderne, décomplexée et offensive. Utopia représente à nos yeux l'espoir d'une gauche alternative qui se cherche, se construit (en ce sens, la participation active de tous les signataires du texte de Politis intitulé "L'alternative à gauche, organisons-là" est nécessaire pour transformer l'essai à la rentrée!).

Le courage d'Utopia, c'est d'agir au sein même des partis de gauche (PS, Verts) pour tenter d'infléchir leur ligne interne en y diffusant les idées de la gauche alternative. Alors que le prochain Congrès socialiste fait déjà couler beaucoup d'encre et naître de nombreuses contributions, celle d'Utopia apporte un peu de fraîcheur dans un parti à l'air vicié, empoisonné par les luttes de personne. Cette contribution, qui nous l'espérons, rassemblera autour d'elle de nombreux militants socialistes, dépasse les seuls enjeux du Congrès de Reims: elle montre le chemin à tous ceux qui, dès cet été, souhaitent oeuvrer de toutes leurs forces à l'émergence d'un mouvement de gauche alternative populaire, cohérent et offensif!

Pour lire la contribution d'Utopia: http://www.utopia-terre.fr/utopia-jeunes/utopia-jeunes

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Mon, 07 Jul 2008 12:53:57 GMT http://ideo.i-clic.net/article-247607.html
Avec Ingrid Betancourt, continuons le combat! http://ideo.i-clic.net/article-247298.html La libération d'Ingrid Betancourt est un événement national et international qui ne peut que nous réjouir et récompenser le travail de nombreux citoyens et élus qui, dans les marches, les comités, les assemblées (municipales, régionales, nationales...) ont oeuvré sans relâche pour éviter que le sort des ôtages colombiens ne tombe peu à peu dans l'oubli. Il n'y a pas eu de petites actions, de petites mobilisations, il n'y a pas eu de symboles sans portée politique forte.

Ingrid l'a prouvé pendant 6 ans: elle est une femme d'exception, une battante qui ne se résigne pas, qui ne renonce pas à ses engagements. Avec elle, le combat doit continuer. Combat pour la paix en Colombie bien sûr, contre le cauchemar des prises d'ôtage. Combat aussi pour les valeurs qu'Ingrid a portées haut en tant que femme politique courageuse et déterminée. Nous reproduisons ici l'intervention d'Ingrid Betancourt lors du 1er Congrès des Verts Mondiaux (Canberra, 2001):

"Bien, eh bien je voudrais dire bonjour à tous ici.

Il y a 30 ans, la conscience à l’écologie, à l’environnement s’est éveillée dans le monde. Exprimant un souci citoyen pour le futur de l’humanité et pour l’avenir de la planète.

A partir de là, les partis Verts se sont créés. Aujourd’hui, comme rarement dans l’histoire de la pensée universelle politique, la force de la pensée environnementaliste apparaît comme un mouvement qui peut offrir une alternative sérieuse de gouvernance face à l’échec dramatique de la prédominance des politiques néo libérales . Alors que nos sociétés sont tombées dans les abysses de l’auto-destruction, de l’apartheid économique, et de la dictature du profit, les Verts se révèlent être les seuls proposant un nouveau contrat social et un nouveau modèle économique. Heureusement, ce courant de pensée atteint sa maturité idéologique aujourd’hui, en ce moment où la survie de l’humanité est en jeu. A ce Congrès Mondial des Verts, il est important de considérer tous les scnerarii politiques dont nos forces débattent. Ne regardons pas ce que nous n’avons pas réussi, mais ce que nous pouvons fabriquer, ce que nous pouvons faire, et les domaines dans lesquels nous devons travailler. Ne faisons pas la liste de nos faiblesses, mais plutôt, revendiquons nos forces, parce que ce qui nous revient, en tant que leaders Verts dans cette génération, est de livrer la bataille et de la gagner. Notre destin n’est pas d’être une force politique marginale, non plus que nous ne pouvons nous satisfaire d’être une force de soutien pour la construction de majorités politiques temporaires. Nous devons rechercher le pouvoir et l’obtenir. Nous ne pouvons pas nous sous-évaluer parce que le monde est tourné vers nous et attend de grandes actions. C’est ça la réalité. Nous faisons flotter le drapeau moderne du nouvel humanisme, notre combat est celui du salut de la planète, il est pour la survie de toute l’humanité, de son histoire, de sa dignité, de sa richesse culturelle accumulée, et de sa diversité. C’est notre nouvelle frontière, une frontière immatérielle et universelle, frontière plus dramatique que la conquête du Nouveau Monde, ou que le premier pas de l’homme sur la lune, parce que pour l’atteindre, nous ne pouvons pas compter sur notre résistance physique, morale ou technologique.

Si il est vrai que la foi déplace les montagnes, et que David a vaincu Goliath, alors notre combat devrait être victorieux. Parce que pour défendre le droit de vivre aujourd’hui comme dans le passé, cela implique de l’héroïsme, du caractère, et du courage. Ne nous trompons pas nous-mêmes. Pour être Vert dans ce nouveau millénaire, nous devons revêtir l’uniforme du nouveau samouraï . Pour défendre nos valeurs, nos principes, nos idéaux, par dessus tout, même plus que nos vies. Parce que sans ces valeurs, sans ces principes, et sans ces idéaux, la vie devient une condamnation.

Nous devons comprendre l’essence de ce que nous dessinons pour le monde, le salut de la planète, le droit de vivre, ce n’est rien d’autre qu’un combat pour des valeurs. Ces valeurs sont celles que tous les êtres humains partagent, indépendamment de la couleur de notre peau, ou du nom que nous donnons à nos dieux. Et parce que ce sont des valeurs essentielles elles ne sont pas négociables. Dessiner un nouvel ordre économique, un nouveau pacte social, ce n’est pas une utopie, c’est simplement une chose basique, le minimum, pour continuer de fonctionner comme des sociétés dans un monde globalisé. Je dis cela avec force et angoisse parce que je crains que nous ne puissions plus perdre de temps. Aujourd’hui nous avons une chance; il est encore temps de stopper le système d’auto-destruction qu’ils veulent nous imposer. Mais cela dépend de notre volonté, de notre force de caractère, de notre engagement et pas de ce qu’ils voudront nous accorder de leur pouvoir.

Pour cette raison, la première chose que nous devons vaincre, c’est notre propre scepticisme. Cette guerre que nous allons gagner sera gagnée plus rapidement parce que nous pouvons communiquer des certitudes vers les multitudes. C’est une confrontation moderne dans laquelle l’information est stratégique et elle sera gagnée d’abord avec des idées. Le futur est Vert et il le sera. Merci."

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Fri, 04 Jul 2008 11:01:45 GMT http://ideo.i-clic.net/article-247298.html
L'individualisme est de gauche! http://ideo.i-clic.net/article-244272.html Voici un extrait de L'âme humaine, petit essai rédigé par le brillant Oscar Wilde.

« Car la reconnaissance de la propriété privée a vraiment nui à l'individualisme, l'a obscurci, en confondant l'homme avec ce qu'il possède. Elle l'a complètement fourvoyé. Lui a assigné comme objectif le gain, non l'élévation de soi. L'homme a cru qu'il importait d'avoir, ignorant qu'il importe d'être. La véritable perfection de l'homme réside non en ce qu'il a, mais en ce qu'il est. La propriété privée a broyé l'individualisme véridique pour en ériger un faux. Elle a empêché l'individualisme d'une partie de la communauté en l'affamant, la détournant sur de mauvais chemins et en l'étouffant. L'homme est tellement avide de biens matériels que nos lois ont toujours puni plus sévèrement les atteintes aux biens que les atteintes à la personne, et que la propriété demeure la clé d'une citoyenneté sans réserve, même si l'habileté nécessaire pour gagner de l'argent est tout bonnement démoralisante. Dans une communauté comme la nôtre, où la propriété confère d'immenses distinctions, position sociale, honneurs, respect, titres, et autres agréments, l'homme, qui est naturellement ambitieux, se consacre à l'accumulation des biens, et continue inlassablement d'amasser alors qu'il a déjà obtenu plus que ce qu'il désirait, plus qu'il ne pourra utiliser, apprécier, voire connaître. L'homme se tue au travail pour acquérir des biens matériels, ce qui n'a rien de surprenant au vu des énormes avantages qu'il peut en tirer. Regrettons que la société soit ainsi faite qu'elle a dirigé l'homme vers une impasse où il est incapable de développer ce qu'il recèle de beauté, de noblesse, de délicatesse, où il ignore tout des véritables plaisirs de la vie. Il s'y trouve aussi en grande insécurité. N'importe quel négociant prospère peut être – est souvent - à tout moment de sa vie à la merci d'événements qu'il ne maîtrise pas. Que le vent souffle du mauvais côté, que brusquement le temps change, que quelque incident survienne, et son navire peut sombrer, ses spéculations boursières s'effondrer, et il se retrouvera pauvre, ayant perdu sa position sociale. Or, rien ne devrait pouvoir nuire à un homme, sauf lui-même. Rien ne devrait pouvoir le dépouiller. Ce qu'un homme possède vraiment est en lui. Ce qui est hors de lui ne saurait avoir la moindre importance.

Avec la suppression de la propriété privée, nous devrions connaître un individualisme sincère, superbe et vigoureux. Personne ne perdra plus son existence à entasser des biens matériels, et leurs symboles. On vivra, et vivre est ce qu'il y a de plus rare au monde. La plupart des gens existent, voilà tout. »

3 analyses à méditer:

1) Sortir la notion d'individualisme de la sphère libérale et économique pour fonder un individualisme altruiste, socialiste, qui n'engendre pas la guerre de tous contre tous mais permet à chacun d'exprimer son être profond au sein même de  la société.

2) Développer politiquement une conception artistique de la vie: sortir du matérialisme en fondant la société sur l'être et sur les êtres. Cette idée rejoint la problématique d'émancipation qui est au coeur de la gauche alternative.

3) Engager une critique du matérialisme indissociable d'une remise en cause de la logique du « toujours plus » qui sous-tend aujourd'hui l'idéologie de la croissance infinie.

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Mon, 09 Jun 2008 17:33:33 GMT http://ideo.i-clic.net/article-244272.html
Les pétroleurs et leurs enfants http://ideo.i-clic.net/article-243635.html Les parents, depuis leur naissance, les ont nourris au pétrole. Et les petits s'en sont gorgés, ils ont tété, tété jusqu'à plus soif, jusqu'à ne plus pouvoir s'en passer. Evidemment, ils ont fait taire leurs vilains frères qui les mettaient en garde contre ce lait empoisonné, qui ne cessait de s'épuiser. Fi! La précieuse liqueur coulait à flot et faisait grandir les petits, sous le regard, toujours bienveillant, de leurs parents.

Ce matin, les enfants se sont réveillés le ventre moins plein que d'habitude: la source magique commence à se tarir, il n'y en aura bientôt plus pour tout le monde. Alors les ados accusent leurs parents, et se rebellent: ils font leur crise d'adolescence. Ils crient, s'indignent, sortent dans la rue pour y faire des bêtises, insultent leur papa quand celui-ci vient les voir pour les calmer. A qui la faute? Aux parents inconscients, qui n'ont jamais voulu donner à leur progéniture les moyens de son autonomine? Aux enfants insouciants, qui ont refusé de grandir pour rester dans l'ombre rassurante de l'ignorance? Les frères jadis rejetés se tiennent dans un coin, un sourire narquois et inquiet dessiné sur les lèvres.

Cependant, les parents indignes ont trouvé la solution pour ramener la tranquillité dans la maison agitée: l'argent de poche, histoire de faire taire les fils ingrats pour un moment. Mais peut-on acheter à si bon prix la paix sociale quand la situation est si préoccupante? Les parents, parant à tout éventualité, ont ressorti les bons livres d'histoires qu'ils contaient naguère à leurs bambins pour mieux les endormir. Dans ce monde idéal où la voiture est reine, les hommes découvrent chaque jour, très loin là-bas à l'autre bout du monde, de nouvelles réserves de pétrole inépuisables. Si les temps s'assombrissent pour le royaume, ce n'est pas pour bien longtemps: bientôt le soleil brillera à nouveau sur les carrosseries triomphantes, bientôt les enfants tèteront avec autant d'allégresse que dans leurs vertes (?!) années.

Les mauvais frères, qui n'ont jamais cru à ces histoires, sont toujours mis de côté: de quel droit viendraient-ils perturber la douce rêverie des autres? Pourquoi ces malfaisants prennent-ils un malin plaisir à effrayer tout le monde? Certes ils n'avaient pas tout à fait tort, mais après tout, ce ne sont pas eux qui commandent, ce ne sont pas eux les parents!

Finalement les ados font leur petite crise comme tous les jeunes de leur âge: ils disent vouloir quitter la maison, prendre leur indépendance, mais ils restent tard le matin dans leurs lits bien douillets, et rentrent le soir à l'heure du repas. Comme tous les jeunes de leur âge, ils éprouvent cette angoisse diffuse qui s'attache à l'avenir, au fatidique moment où il faudra vraiment changer d'appart, de ville, de vie...

Espérons en tout cas qu'ils mûriront assez tôt pour prendre leur destin en mains sans s'en remettre aux promesses démagogiques de parents désemparés qui se sont trompés d'époque. Espérons que, devenus adultes, il ne faudra pas agir avec eux comme avec des enfants: leur taper sur les doigts pour qu'ils comprennent que c'est mal, leur promettre la carotte et leur tendre le bâton, les punir pour ne pas qu'ils recommencent, les distraire un moment pour leur faire avaler, sans qu'ils s'en aperçoivent, la pillule dont le goût ne leur sied pas.

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Thu, 05 Jun 2008 10:58:51 GMT http://ideo.i-clic.net/article-243635.html
Mener le combat idéologique http://ideo.i-clic.net/article-243370.html Pourtant, si la gauche veut reconquérir le suffrage des citoyens et se redonner une crédibilité, elle doit redevenir idéologiquement offensive, elle se doit de mener le combat d'idées qu'elle vient de perdre et qui risque de lui échapper définitivement.
Pour cela, la gauche doit se saisir d'elle-même, ne pas céder aux sirènes de ceux qui veulent la complexer, affirmer et revendiquer ses valeurs, sa vision de la société et du monde. Ce combat, c'est celui que peut et doit mener la gauche alternative, gauche alternative que « Politis » appelle de ses voeux (http://www.politis.fr/L-alternative-a-gauche-organisons,3708.html), gauche alternative dont nous rappelons ici le socle pentagonal:
  • écologie politique

  • transformation sociale

  • démocratie et VI° République

  • liberté de chosir sa vie

  • altermondialisme

Chacun de ces points est une arme que nous devons savoir manipuler pour déjouer la stratégie de nos adversaires politiques. Il s'agit de faire enfin entrer notre pensée (ses paradigmes, sa cohérence) dans le débat politique qui se déroule dans les journaux, à la télé, dans les élections (locales, nationales, européennes...). L'enjeu n'est pas dans la bataille mesure contre mesure, mais dans l'affrontement des projets et des visions: la conquête politique ne se fera pas de manière pérenne sans une victoire philosophique.

Ecologie politique: nous ne repenserons pas notre mode de développement sans remettre en cause le dogme de la croissance infinie (et par là même celui du productivisme), nous ne sortirons jamais de la crise énergétique si nous continuons à négliger le plus grand gisement d'énergies, celui des économies. On le voit, c'est l'idéologie du toujours plus qu'il nous faut combattre. On ne fera jamais d'écologie politique si l'on refuse de (se) poser ces questions primordiales.

Transformation sociale: quel progrès social et sociétal attendre d'une gauche qui ne repense pas l'activité (dont le travail salarié n'est qu'une modalité parmi d'autres)? Refuser le chantage des libéraux qui imposent leur réalité économique, rompre avec la logique du plein emploi pour aller vers une société de la pleine activité, repenser la richesse et l'échange, rompre avec la logique des heures supplémentaires pour poursuivre la réduction du temps de travail (indissociable d'une politique écologiste et émancipatrice): tels sont les défis de la gauche alternative.

Démocratie et VI° République: la gauche alternative doit s'attacher à renverser l'idéologie présidentialiste, s'attaquer au culte du chef pour remettre l'action et la délibération collectives au coeur de la Cité. Homme politique ne doit plus être un métier, une rente, un privilège: redonner souffle à la démocratie, c'est revenir à ses origines, c'est rendre possible et effective la participation de tous à la chose publique, c'est permettre à tous les courants de la société (même ceux qui sont actuellement jugés marginaux ou minoritaires) d'être équitablement représentés, sans céder au repoussoir fantasmé de la IV° République. La démocratie véritable et volontaire n'a pas à craindre le débat.

Emancipation, la liberté de choisir sa vie: l'offensive réactionnaire est lancée, l'esprit de mai 68 et de la révolte libertaire est chaque jour un peu plus dépecé. Là encore, nous devons dire non à la pensée dominante, nous devons permettre à chacun de s'épanouir, de créer, d'inventer, sans se soumettre à un ordre moral qui oppresse les individus, broie les personnalités et les destins. L'esprit de la révolte contre l'injustice (sociale, sociétale) doit plus que jamais nous animer sans faillir. Nous croyions que les mouvements de libération initiés il y a quelques décennies étaient encore des graines qui, arrosées par le cycle des années, finiraient par porter leurs fruits. Pourtant, le progrès sociétal n'est pas linéaire, il est chaque jour à conquérir: il est aujourd'hui, non pas à sauvegarder, mais à reconquérir.

Altermondialisme: à l'heure des tentations de replis (nationaux, régionaux, religieux...), il est plus que temps de ramener la notion de « citoyen du monde » sur le devant de la scène politique. La pensée mondialiste n'a jamais autant été en phase avec son époque. Les combats écologiste, social, démocratique et pacifiste n'ont pas lieu d'être sans dimension internationale. L'émergence de la société civile mondiale démontre la capacité de la gauche alternative à s'organiser pour faire entendre une autre voix à l'échelle mondiale. Cette voix, c'est celle du cri de guerre que nous nous devons de pousser dès aujourd'hui. Un cri contre ce qui est insupportable, un cri de lutte, un cri de victoire et de libération.

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Tue, 03 Jun 2008 17:46:55 GMT http://ideo.i-clic.net/article-243370.html
Corps et société: une relation décadente? http://ideo.i-clic.net/article-242940.html Considérons l'hypothèse suivante: la décadence se caractérise par un goût prononcé pour le naturel qui ressemble à l'artificiel. Ainsi dans le roman "A Rebours" de Huysmans, le héros Des Esseintes se passionne-t-il pour les fleurs naturelles qui  ont l'air de l'artifice, du faux...

Le rapport que les sociétés contemporaines entretiennent avec le corps et ses représentations me semble relever de la même logique. L'artifice (le maquillage, le vêtement, la chirurgie esthétique...) n'a plus pour fonction de souligner, rehausser, révéler la beauté naturelle d'un corps de chair et d'os (le rouge à lèvres, après tout, ne fait qu'imiter la couleur naturelle des lèvres). Aujourd'hui, le corps doit s'artificialiser, nier sa naturalité et se confondre avec un canon dont la virtualité est affirmée. Le personnage de l'androgyne, qui marque les périodes de décadence, peut nous aider à comprendre ce phénomène (le chanteur de "Tokyo Hotel" constituerait en cela l'archétype de l'androgyne contemporain). L'androgyne, tout en demeurant un être naturel, fait de chair et d'os (le chanteur du groupe en question suscite le désir physique de ces nombreuses fans), s'est détaché de son irréductible naturalité, celle du sexe. Que l'on ne se méprenne pas sur le sens de cet article: loin de moi l'idée de stigmatiser les signes d'une époque décadente, mon analyse est purement esthétique et n'a aucune prétention moral(isant)e.

Le beau corps serait donc naturel mais proche à s'y méprendre d'une anti-nature froide et désinvolte. N'est-ce pas ce qui se joue autour du coprs "anorexique" que l'on exhibe sur les podiums? Ce corps à la maigreur extrême est finalement ambivalent: en essayant de s'éloigner des fonctions vitales et triviales (ce corps ne se remplit (nourrit) pas plus qu'il n'a besoin de se vider, parce qu'il n'a rien en trop), le corps "anorexique" révèle toute sa natualité (les os saillants rappellent avec force les réalités biologiques qui sous-tendent cette apparente superficialité).

Nos sociétés, obsédées par la propreté et la perfection plastique, ne sont-elles pas en train de renverser le rapport nature-culture qui prévalait jusque là dans les représentations du corps? Ce renversement, esthétiquement et philosophiquement passionnant, est aussi socialement et politiquement dangereux. La société, parce qu'elle exerce une pression de plus en plus forte sur les corps (via le psychisme des individus), risque désormais de broyer ces fleurs aux couleurs figées sous le vernis d'une marque déposée...

 

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Sat, 31 May 2008 15:06:14 GMT http://ideo.i-clic.net/article-242940.html
De l'apocalypse chrétienne à l'apocalypse nucléaire http://ideo.i-clic.net/article-241253.html Voici un extrait du Temps de la fin, ouvrage que Günther Anders (penseur et militant anti-nucléaire) écrivit pour réagir au nouvel ordre mondial organisé autour de la menace nucléaire. Plus largement, Günther Anders n'a eu de cesse de réfléchir sur la place et le statut de l'être humain dans la société contemporaine (voir L'obsolescence de l'homme)

« Une comparaison synoptique de l'attente de l'apocalypse dans le christianisme apostolique avec l'actuelle attente de la fin rendra cette dernière plus claire. Elles ont en commun ce qui suit:

1) Autrefois, la tâche principale consistait à faire comprendre aux contemporains qu'ils ne vivaient pas dans une époque quelconque, mais dans un délai (...) Il en va de même aujourd'hui

2) Autrefois, la fin attendue se heurtait à l'incroyance générale ou même à la moquerie. « Sachez (...) que dans les derniers jours, il viendra des moqueurs (...) qui diront: 'Où est la promesse de son avènement?' ». Il en va de même aujourd'hui

3) Autrefois, on considérait (Paul, en particulier) qu'entre la mort sur la Croix et le retour, le monde n'avait fait qu'exister encore. Il en va de même aujourd'hui. Entre Hiroshima et la guerre nucléaire totale, le monde existe encore, il ne fait qu'exister encore.

4) Autrefois, il avait fallu empêcher qu'on ne se méprenne sur le sens des non-avènements du retour et du royaume (ou, mieux, qu'on ne le comprenne pas bien) et qu'on ne les interprète comme des preuves établissant la fausseté de ce qui avait été annoncé. C'est à cela qu'ont visé tous les efforts intellectuels et en particulier ceux de Paul pour expliquer que le monde n'existait plus et qu'il avait changé, pour montrer que la situation eschatologique était en fait déjà « là »; pour expliquer en fin de compte aux croyants que le bouleversement avait déjà commencé ou que tout l'homme qui était mort était déjà racheté en Christ. Il en va de même aujourd'hui. Car, aujourd'hui aussi, il est nécessaire d'empêcher qu'on ne se méprenne sur le fait que la catastrophe n'a toujours pas eu lieu et qu'on n'y voie une preuve établissant son impossibilité réelle, qu'on ne prenne le « pas encore » pour le « jamais ». Aujourd'hui aussi, nous devons réunir tous nos efforts intellectuels pour nier que le monde existe encore et qu'il n'a pas changé, pour faire reconnaître des faits actuels comme des signes et démontrer que la situation eschatologique a en fait déjà commencé.

Elles diffèrent sur les points suivants:

1) Autrefois, on attendait une fin qui ne venait pas. (...) Aujourd'hui, elle est au contraire objectivement justifiée. Comparé à l'attente actuelle de la fin, le discours des apôtres sur l'apocalypse n'est que pure imagination. Nous ne parlons pas métaphoriquement lorsque nous qualifions ce qui nous attend d' « apocalyptique »; vu depuis notre situation, c'est le discours qu'on tenait autrefois sur la « fin » qui est métaphorique.

2) Autrefois, on considérait la fin comme quelque chose dont l'homme était seulement responsable. Cette fois-ci, la fin est en revanche quelque chose de directement accompli par l'homme. Autrefois, on considérait que la fin attendue avait pour cause notre faute. Cette fois-ci, notre faute consiste précisément dans la production même de la fin.

3) Le message de l'époque était plutôt réjouissant. Il disait: « Le futur a déjà commencé ». Le message d'aujourd'hui est au contraire tout simplement effrayant. Il dit: « L'absence de futur a déjà commencé ».

4) Autrefois, l'espérance eschatologique avait constituait l' « Histoire ». L'antique caractère cyclique du temps, qui empêchait toute historicité, était désormais dépassé du fait que ce qui n'était pas encore arrivé courait droit devant, dans une voie à sens unique, à la rencontre du « royaume ». Nous, en revanche, c'est la fin de l'Histoire que nous envisageons à travers notre attente de la fin. (...)

5) Autrefois, il était nécessaire d'assurer les « frères » déçus par le non-avènement de la fin que celui qui était mort au monde avait sa fin derrière lui et vivait déjà racheté en Christ. Notre tâche aujourd'hui est au contraire d'empêcher, en informant, que nous ne nous trouvions réellement déjà dans la situation eschatologique, d'empêcher que l'eschaton [le dernier moment] n'arrive vraiment.

5') Aujourd'hui, le problème moral se pose d'une façon totalement nouvelle du fait que nous devons vivre sous la menace d'une situation apocalyptique que nous avons nous-mêmes créée. Si nous sommes confrontés à une tâche morale, ce n'est pas parce qu'avec la rupture du royaume que nous devons attendre, nous devons également nous attendre (...) au jugement de Dieu ou du Christ, mais parce que c'est nous-mêmes qui, par notre propre action (...) décidons si notre monde continuera à exister ou non. Au-delà de la question de savoir si le monde continuera à exister ou non, après son éventuelle fin, nous n'attendons- et c'est, comme nous l'avons dit, la première fois que cela arrive- aucun royaume de Dieu, nous n'attendons tout simplement rien. »

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Wed, 21 May 2008 13:49:56 GMT http://ideo.i-clic.net/article-241253.html
L'alternative à gauche, organisons-la ! http://ideo.i-clic.net/article-240968.html Jeudi 15 mai, "Politis" publie un appel visant à fédérer les forces de la gauche alternative. Nous-mêmes ici militons pour la constitution de ce pôle. Lire:  http://ideo.i-clic.net/article-160243.html

Nous reproduisons ici le texte-pétition que nous vous encourageons vivement à signer! http://www.appel-a-gauche.org/

L'alternative à gauche, organisons-là!

Nous célébrons l’anniversaire de Mai 68.

Le temps n’est toutefois ni aux commémorations, ni à la nostalgie.

La planète s’est profondément transformée. Le capitalisme se fait toujours plus prédateur. Les émeutes de la faim sont le corollaire de l’enrichissement indécent d’une minorité de privilégiés. Les crises financières s’enchaînent et une catastrophe écologique se dessine. Bousculée par un nouveau totalitarisme de marché, la démocratie s’étiole.

C’est à la refondation d’une politique d’émancipation qu’il importe de s’atteler.

En France, le sarkozysme se heurte déjà à la résistance du pays. Dans les entreprises du secteur privé, dans les services publics, à l’école, d’amples mobilisations se font jour.

À quarante ans de distance, deux questions se reposent à nous : quelles perspectives offrir à la colère sociale ? Comment la volonté de changer radicalement l’ordre des choses peut-elle redonner majoritairement le ton à gauche ?

À cet égard, chacun hélas peut le constater, il manque toujours une force incarnant un projet alternatif.

Du côté de la majorité dirigeante du Parti socialiste, les volontés hégémoniques se confirment, et avec elles les tendances au renoncement social-libéral, inspirées des exemples de MM. Blair ou Prodi. Mais la gauche de transformation sociale et écologiste ne doit pas, elle, s’accommoder d’un statu quo qui lui interdit d’espérer changer en profondeur la donne politique.

La menace du bipartisme devient plus forte, avec son choix mortifère ramené à deux variantes de l’adaptation au libéralisme. Tout cela peut nous conduire à des désastres comme celui que vient de connaître la gauche italienne, incapable d’empêcher le retour de Berlusconi aux affaires et littéralement disloquée.

Les municipales et les cantonales viennent pourtant de prouver qu’il existe ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ou d’autres expériences similaires en Europe. Faute de convergence entre des traditions et des cultures jusqu’ici séparées, faute de prendre en compte l’apport des mouvements sociaux et citoyens ayant émergé depuis plusieurs années, le champ des possibles demeurera inévitablement limité : aucune force constituée ne peut rassembler autour d’elle seule.

Les échecs passés nous instruisent des difficultés de l’entreprise. Nous n’en restons pas moins convaincus que c’est le seul horizon porteur d’avenir.

Un cadre permanent pour faire front

Nous en appelons donc à l’affirmation d’une gauche enfin à gauche. Qui n’oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette au peuple d’exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d’une autre Europe et des rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force.

Militants politiques, acteurs du mouvement social et culturel, nous pouvons dès à présent agir de façon coordonnée. Sans préalable sur les engagements des uns et des autres, construisons un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d’aborder les grands rendez-vous qui s’annoncent. D’ici l’été, que chacun et chacune se saisisse de cette proposition sur le terrain. Et retrouvons-nous à l’occasion d’un grand rendez-vous national en septembre, afin de prolonger ces échanges."

Premiers signataires :

Paul Ariès, Ariane Ascaride, François Asensi, Clémentine Autain, Christophe Barbillat, Francine Bavay, Hamida Bensadia, Pierre Bergougnoux, Jacques Bidet, Martine Billard, Jean-Jacques Boislaroussie, Patrick Braouezec, Bernard Calabuig, Yves Contassot, Eric Coquerel, Emmanuelle Cosse, Thomas Coutrot, Claude Debons, Bernard Defaix, Marc Dolez, Annie Ernaux, Jean-Claude Gayssot, Jacques Généreux, Susan George, Dominique Grador, Robert Guediguian, Michel Husson, Raoul-Marc Jennar, François Labroille, Frédéric Lebaron, Jacques Lerichomme, Philippe Mangeot, Roger Martelli, François Maspero, Gérard Mauger, Marion Mazauric, Daniel Mermet, Mohammed Mechmache, Philippe Meyrieu, Claude Michel, Yann Moulier-Boutang, Dominique Noguères, Michel Onfray, Christian Picquet, Christophe Ramaux, Yves Salesse, Denis Sieffert, Patrick Silberstein, Evelyne Sire-Marin, Emmanuel Terray, Rémy Toulouse, Marcel Trillat, Christophe Ventura, Marie-Pierre Vieu, Claire Villiers.

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Mon, 19 May 2008 10:33:34 GMT http://ideo.i-clic.net/article-240968.html